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DEUFRAKO
1978 - 1998

Jean-Claude
GAYSSOT
Ministre de lÉquipement, du Logement et
des Transports. (France)
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Les
vingt ans de DEUFRAKO L'Allemagne et la France
sont au centre de l'Europe ferroviaire à
plusieurs titres. Géographiquement, nos deux
territoires constituent un passage obligé des
flux nord-sud ou est-ouest. L'un et l'autre
disposent d'un réseau très étendu et des plus
actifs. Enfin les industries ferroviaires sont,
de part et d'autre du Rhin, parmi les plus
performantes.
Nos deux pays ont
donc vocation à prendre l'initiative de
l'innovation dans la technologie des chemins de
fer. Pour que les systèmes soient compatibles,
certaines recherches doivent être communes et
c'est la raison d'être de la coopération, entre
le ministère de la recherche allemand et le
ministère des transports français, connue sous
le nom de DEUFRAKO.
Depuis sa
création il y a vingt ans, DEUFRAKO a montré
son efficacité à faire émerger des
technologies qui se sont imposées au niveau
mondial. Je citerai l'exemple du
contrôle-commande qui illustre bien le long
processus du développement d'une innovation dans
ce domaine. En 1989, le programme français
ASTREE et le programme allemand DIBMOF étaient
regroupés sous le nom d'ARTEMIS, dans le cadre
de DEUFRAKO. En 1993, ce programme était
intégré dans le projet européen ETCS,
prolongé aujourd'hui dans le projet ERTMS, dont
le développement est bien avancé et qui fera
jusqu'en l'an 2000 l'objet de tests en grandeur
nature. Aujourd'hui, les spécifications issues
de ce projet sont reconnues comme un standard
mondial.
Je me félicite
qu'au cours de ces vingt années, DEUFRAKO ait
permis aux exploitants des réseaux et aux
industriels de se connaître et de se comprendre
en collaborant sur des sujets de recherche. Cette
coopération est aujourd'hui plus que jamais
nécessaire pour que se développent en Europe le
réseau à grande vitesse, le transport combiné
et plus généralement un système de transport
à la fois intermodal et intelligent.
L'ensemble des
pays de la communauté européenne sont en effet
aujourd'hui d'accord pour considérer que le
développement du transport ferroviaire est la
seule réponse crédible aux défis du
développement durable en matière de transport.
S'il y a débat sur la façon d'y parvenir, il
est une évidence qui doit, à mon sens,
s'imposer à tous : ce développement exige un
renforcement important de la coopération des
entreprises et des réseaux à l'échelle de
l'Europe.
Dans cet esprit,
je me réjouis particulièrement des perspectives
d'élargissement de cette coopération aux
transports urbains et au développement du
réseau de transport de fret européen et je
souhaite à DEUFRAKO plein succès pour
approfondir, dans l'intérêt mutuel, les pistes
présentées dans cette brochure.
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Dr. Jürgen
RÜTTGERS
Ministre Fédérale d'Education, Science,
Récherche et Technologie
(Allemagne)
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A la
fin du 20ème siècle, les pays industriels en
Europe se voient confrontés à
dimportantes exigences socio-économiques.
Seule linnovation avec des produits et
prestations de service compétitifs permettra de
créer de nouveaux emplois. Lintégration de
lEurope et louverture des pays de
lEurope orientale apportent de nouvelles
exigences dans le domaine du transport. Il est
donc nécessaire doptimiser les réseaux
des systèmes de transport existants à travers
lEurope, de supprimer les points faibles,
daugmenter linteropérabilité entre
les systèmes de transport nationaux et ainsi
dassurer le haut niveau de qualité du
système de transport global - niveau de
qualité, qui permet aux pays de lEurope
centrale de se présenter comme sites
économiques et industriels importants et comme
pays caractérisés par une excellente qualité
de vie et une grande mobilité.
Les travaux de
recherche dans le domaine des transports y
contribuent en sefforçant:
-
daméliorer le flux de transport et
déviter des transports qui ne sont pas
strictement nécessaires,
- de mettre le
poids sur des moyens de transport économes en
énergie et écologiquement favorables,
- dassurer
une mobilité individuelle tout en préservant
lharmonie de lenvironnement.
Depuis 1978, le
Ministère fédéral de lEducation, des
Sciences, de la Recherche et de la Technologie en
coopération avec le Ministère des Transports
français - dans le cadre de la coopération
franco-allemande dans le domaine des transports
terrestres guidés - encourage le développement
de technologies à grande vitesse. A cela
sajoutent des analyses dans le but
doffrir des solutions économiques,
industrielles et écologiques. Le développement
des bases pour une technique de
contrôle-commande ferroviaire européenne a
permis de clairement démontrer
linteropérabilité réussie entre le
secteur de recherche, lindustrie et
lopérateur ferroviaire ainsi que
lapplicabilité rapide et efficace
dinnovations technologiques.
Les systèmes de
transport à grande vitesse ICE, TGV et
TRANSRAPID, offerts par lAllemagne et la
France, sont des produits dune technologie
de pointe. Grâce à cette avance technologique,
qui confirme le haut niveau technologique dans la
comparaison internationale, les deux économies
ont dexcellentes chances sur le marché
mondial.
Sur la base des
résultats obtenus dans la cadre de la
coopération DEUFRAKO et profitant de la
compréhension et de la confiance réciproques,
résultat des longues années de coopération, la
Deutsche Bahn et la SNCF en concertation avec
lindustrie ferroviaire ont soumis aux
organisations de lUnion Européenne des
propositions communes portant sur des
développements et standards futurs. Le transport
à grande vitesse transfrontalier entre
lAllemagne et la France profitera des
résultats de DEUFRAKO:
Jadresse à
DEUFRAKO mes meilleurs voeux pour ses activités
futures et pour une période prolongée de bonne
coopération.
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 Dr.
Günter MARX
Leiter des Referates Mobilität und Verkehr im
Bundesministerium für bildung, Wissenschaft,
Forschung und Technologie
(Deutschland)

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Coordination
DEUFRAKO (Allemange) Dans le cadre du
développement, de la planification et de
lintroduction de systèmes de transport
terrestres guidés modernes en Europe, la
coopération internationale joue un rôle
important. Le savoir-faire existant, les
possibilités technologiques ainsi que les moyens
financiers disponibles des pays participants
peuvent ainsi, sous laspect deffets
de synergie, être conduits vers une utilisation
plus efficace.
Depuis 1978, une
coopération technico-scientifique entre le BMBF
et le Ministère des Transports français existe
dans le cadre de DEUFRAKO, accompagnée de
travaux de planification dans le domaine des
technologies des transports terrestres guidés
modernes. Ces travaux portent à la fois sur le
développement de technologies de transport
existantes et sur lexpérimentation de
nouvelles technologies. Aux travaux participent
les services de recherche de la Deutsche Bahn AG
et de la SNCF en coopération avec
lindustrie ferroviaire et les instituts de
recherche universitaires des deux pays et cela
avec laide financière paritaire des deux
ministères et sous la direction du groupe
plénier DEUFRAKO. Le groupe plénier se
rencontre une à deux fois par an dans des lieux
de réunion alternants, soit en Allemagne, soit
en France.
Pour chaque
projet, les deux pays désignent un responsable
de projet. Ces personnes sont responsables de
lexécution des travaux et de la
réalisation des objectifs prévus dans
laccord de projet; en même temps, elles
sont le lien entre les partenaires. Les
résultats seront documentés et publiés sous
forme de rapports finaux rédigés en plusieurs
langues.
Dès le début de
DEUFRAKO, 18 projets communs ont été traités.
Au niveau industriel, une série de projets
technologiques bilatéraux a été réalisée,
dont les résultats ont pu être appliqués au
programme de recherche TRANSRAPID; par exemple
pour le dimensionnement du moteur linéaire et
celui des électro-aimants. Des améliorations
aérodynamiques et celles relatives à la
technique de commutation, permettant
daugmenter la compatibilité écologique
des systèmes ferroviaires, ont fait leur entrée
dans le développement des trains à grande
vitesse ICE et TGV. Ce fut grâce à
létroite coopération entre Siemens et GEC
Alsthom au sein de DEUFRAKO que les deux firmes
se rejoignent pour offrir lICE et le TGV à
létranger.
Au cours des
dernières années, les deux sociétés
ferroviaires ont concentré leurs efforts sur la
réalisation de projets, destinés à jeter une
base bilatérale pour des projets de recherche
européens futurs (par exemple ceux prévus dans
le 4ème programme cadre de lUnion
Européenne), dont les résultats seront
utilisés dans la standardisation effectuée par
des institutions européennes. Ceci fut
particulièrement réussi dans le système de
contrôle-commande européen (annexe M), dont les
résultats sont largement caractérisés par les
projets nationaux DIBMOF et ASTREE et qui, à
partir de lan 2000, sera introduit dans
toute lEurope sous le nom
"ERTMS". Un exemple pour un projet de
lavenir est celui du précurseur dun
transformateur supraconducteur pour locomotives
et motrices, assurant lalimentation en
énergie et permettant une réduction de poids.
Ceci est la première application européenne de
la supraconductivité dans la technique des
courants forts pour des puissances élevées.
En résumant, on
peut constater que DEUFRAKO offre une excellente
plateforme, permettant aux opérateurs
ferroviaires et à lindustrie de faire face
à la concurrence croissante sur le marché
européen.
Les membres de
DEUFRAKO sont reliés par des liens amicaux
renforcés pendant de longues années et qui sont
exemplaires pour la coopération entre deux
états membres de lUnion Européenne.
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 Pr.
Edouard BRIDOUX
Directeur
Général de l'Institut Natinoal de Recherche sur
les transports et leur Sécurité
(France)

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Coordination
de DEUFRAKO (INRETS) Vingt ans de collaboration
franco-allemande dans le domaine de la grande
vitesse ferroviaire, au sein du programme
DEUFRAKO, sous légide du Ministère
Fédéral allemand chargé de la Recherche et du
Ministère français chargé des Transports, ont
permis à nos deux pays de tisser des liens forts
de partenariat au niveau des exploitants, des
industriels et des scientifiques et de hisser la
technologie ferroviaire au meilleur niveau
mondial.
LINRETS, que
jai le plaisir de diriger depuis un an, a
connu de profondes évolutions depuis le
lancement de ce programme, avec en particulier sa
transformation en Etablissement Public
Scientifique et Technologique sous double tutelle
du Ministère chargé des Transports et du
Ministère chargé de la Recherche, et
lélargissement de ses thématiques de
recherche à lensemble du champ des
transports terrestres, ainsi que partiellement à
dautres modes.
Le paysage
ferroviaire et industriel sest aussi
considérablement modifié avec la constitution
de groupes de dimension internationale,
louverture des réseaux et la séparation
des fonctions dexploitant de celle de
gestionnaire dinfrastructure. Cependant
lInstitut est resté très attaché à
maintenir une compétence de haut niveau dans les
transports guidés, aussi bien dans
lanalyse socio-économique des réseaux, la
dynamique ferroviaire, lélectronique de
puissance, le bruit, le contrôle-commande et la
signalisation, que dans les technologies de la
communication et de linformation, domaines
de recherche qui sont toujours au coeur de la
coopération au sein du programme DEUFRAKO.
Cette
coopération, tout à fait unique et exemplaire,
a permis une compréhension mutuelle de nos
environnements institutionnels et industriels et
la construction dun réseau scientifique et
technologique avancé, améliorant la
compétitivité de nos deux pays sur la scène
internationale.
Demain, cette
collaboration devra se poursuivre et
senrichir de nouvelles thématiques pour
répondre aux enjeux des transports du futur en
Europe, avec le souci de promouvoir
linteropérabilité, lintermodalité,
la durabilité et la compétitivité des futurs
systèmes.
Depuis la
signature dun nouveau protocole en 1997,
cette coopération a déjà été élargie aux
transports collectifs urbains et à
lintermodalité voyageurs et marchandises.
Des réflexions croisées conduisent aussi à
imaginer le développement dun transport de
marchandises propre, économique et intelligent.
Il semble souhaitable de réfléchir ensemble
dans une démarche plus globale, de type
système, intégrant par exemple le transport de
fret ferroviaire dans une logique de chaîne
logistique de transport, incluant la route et les
liaisons maritimes.
Le formidable
développement des technologies de
linformation et de la communication
modifiera aussi certainement notre approche des
échanges et des flux de données à bord des
véhicules ou entre les véhicules et
linfrastructure, préparant ainsi le
transport guidé intelligent.
Nos deux pays ont
mis en place avec DEUFRAKO un outil efficace de
dialogue et déchange qui doit être
maintenu et développé, et servir aussi de
ferment pour une collaboration plus large, en
utilisant la base que constituent le programme
PREDIT en FRANCE et le programme MOBILITÄT en
ALLEMAGNE.
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Marion
BERBINEAU
INRETS |
Quelques mots sur le secrétariat
de DEUFRAKO
Le suivi de la
coopération concernant le déroulement des
projets, lorganisation, la préparation et
lexécution de réunions et de séminaires
sont assurés par deux secrétariats DEUFRAKO qui
prêtent leur assistance technique à la
coordination DEUFRAKO. A part lassistance
fournie aux organisations politiques, les
secrétariats sont également chargés de
lexécution et de la coordination de
propositions de projet pour les secteurs
économique et scientifique.
Du côté
français, les activités dassistance
technique sont assurées au sein de
lInstitut National de Recherche sur les
Transport et leur Sécurité (INRETS). Du côté
allemand, le secrétariat est géré par la
société Dornier SystemConsult. Ce mode de
fonctionnement a parfaitement fait ses preuves en
assistant les activités gouvernementales et en
assurant la poursuite du programme DEUFRAKO.
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 François LACÔTE
Directeur
de la Recherche et de la Technologie SNCF
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La coopération franco-allemande
DEUFRAKO à la lueur
de la DB et de la SNCF
A lheure du
rapprochement entre pays européens, la
coopération franco-allemande fêtera ses 20 ans.
Vecteur
privilégié de coopération entre la SNCF et la
DB AG, DEUFRAKO contribue également à
lharmonisation entre projets de recherche
nationaux et européens.
Face à la
compétition croissante entre le rail et les
autres modes de transport, les compagnies
ferroviaires doivent devenir, en sappuyant
sur les nouvelles technologies, des entreprises
de services à même de toujours mieux répondre
aux besoins de leurs clients.
Pour le transport
ferroviaire européen, laccélération du
développement passe par la maîtrise des coûts,
un niveau de qualité croissant, une plus grande
ponctualité, une meilleure fiabilité. Le train
doit devenir plus simple daccès, plus
flexible, plus efficace, offrir des services plus
rentables en sadaptant aux besoins du
marché et aux changements institutionnels.
Face à des
objectifs communs de développement des marchés
et de diminution des coûts, la coopération
franco-allemande DEUFRAKO constitue une
composante stratégique de la coopération entre
la DB AG et la SNCF.
Parmi les
résultats obtenus dans le cadre de DEUFRAKO
grâce au soutien conjoint du Ministère
Fédéral de la Recherche, de la Technologie et
de lEducation en Allemagne et du Ministère
des Transports, représenté par lINRETS,
en France, peuvent être cités :
- le
développement dun modèle
intégré de planification et
dexploitation qui se trouve
aujourdhui totalement opérationnel
et permet désormais une poursuite des
travaux au plan national,
- les essais
comparatifs pour létude des
émissions de bruit par les trains à
grande vitesse,
- le
développement de nouvelles technologies
de contrôle commande dont
lapplication sera à la base du
futur système européen de gestion du
trafic ferroviaire (ERTMS).
Mais, plus encore
que la réalisation de ces projets, cette
coopération est le moteur dune approche
commune de la recherche qui se traduit par :
- une
acquisition conjointe de nouvelles
connaissances et de savoir-faire,
- la recherche
de nouvelles solutions pour préparer le
chemin de fer de demain en Europe,
- un transfert
de technologies et de savoir-faire entre
les deux partenaires ferroviaires,
- un
développement du marché des produits
ferroviaires,
- lexploitation
conjointe de normes existantes.
Dans le domaine du
fret, la DB AG et la SNCF sont aujourdhui
confrontés à un fort potentiel de
développement technologique. Pour faire circuler
des trains longs et lourds, il sagit
dutiliser pleinement les dimensions du
chemin de fer (gabarit, charge maximale à
lessieur admissible, longueur des trains)
et dintroduire conjointement des composants
clés tels que attelage automatique, frein à
commande électronique système de bus de train
embarqué et wagon de la prochaine génération.
Retenons de ces 20
premières années de coopération DEUFRAKO entre
nos deux entreprises et avec les industriels de
ferroviaire, un bilan très prometteur pour
lavenir du chemin de fer non seulement dans
nos deux pays mais aussi dans toute
lEurope.
Gageons que pour
les prochaines décennies, cette démarche
commune de recherche se renforce et contribue à
assurer lavenir du chemin de fer européen.
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 Georges DOBIAS
Ingénieur
Général des Ponts et Chaussées, STP
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INTRODUCTION
Pourquoi DEUFRAKO ?
, Quest-ce que DEU-FRAKO ?
Il y a vingt ans,
à linitiative du Président de la
République française, Monsieur Valéry GISCARD
dESTAING et du Chancelier de la République
Fédérale dAllemagne, Mon-sieur Helmut
SCHMIDT, est née une coopération relative au
développement de systèmes de transport
terrestre à grande vitesse.
Dire que cette
coopération DEUFRAKO a été facile serait
inexact. En dépit de la volonté politique de
coopérer, les intérêts divergents des
industriels et des exploitants ferroviaires,
nont pas permis de trouver rapidement les
bons sujets et surtout le bon rythme de travail
en commun.
Ayant eu le
privilège danimer à deux reprises la
partie française au début, puis de nouveau à
partir de 1985, je peux témoigner de
lévolution favorable de la coopération :
développement des projets communs, importance
grandissante de ceux-ci, comparaison des diverses
technologies à grande vitesse (roue-rail,
sustentation magnétique), ouverture de la
coopération aux industriels allemands et
français, approfondissement des travaux
comparant les méthodes dexploitation de la
DB et de la SNCF.
Les thèmes de
coopération et leurs résultats sont présentés
dans cette brochure. Au-delà des textes,
cest une meilleure connaissance des hommes,
de leurs méthodes de travail et de leur
environnement économique que le groupe est
parvenu à atteindre. Et cest là
lessentiel, car le travail en commun ne
vaut que par la qualité de la confiance des
équipes en présence.
Mon voeu est que,
comme ceci a déjà été le cas pour le
contrôle-commande des circulations de trains,
DEUFRAKO constitue le catalyseur de la démar-che
européenne dans les transports guidés à grande
vitesse, voire dans dautres domaines du
transport.
"Bonne
chance pour lavenir de
DEUFRAKO ".
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M.
ARDUIN
SNCF

Eckhard
KUHLA
Deutsche
Bahn AG
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LES GRANDS THEMES DE COOPERATION
I
- Coopération sur la comparaison
technico-économique des systèmes à grande
vitesse
(Annexes
A1, A2, L)
image 1 image 2 image 3
La première
collaboration DEUFRAKO ou Annexe A, faisait
lobjet dune comparaison
technico-économique de systèmes ferroviaires à
grande vitesse utilisant la technique de guidage
avec ou sans contact pour la liaison
Paris-Francfort.
La première
partie de lannexe A a débuté en 1978.
Elle sest intéressée à une comparaison
des coûts dinfrastructure et
dé-quipements fixes dune part en
Fran-ce pour les systèmes AEROTRAIN (système à
coussin dair) et TGV (système roue-/rail)
et dau-tre part en Allemagne pour les
systèmes INTERCITY-E (système roue-/rail) et
TRANSRAPID (système à sustentation
magnétique). Le système AEROTRAIN ayant été
abandonné par la France il ne figurait plus dans
la comparaison.
Pour rendre
lestimation des coûts
dinvestissement aussi réaliste que
possible, la ligne Paris-Francfort a été
tracée de façon concrète daprès les
directives en vigueur dans les pays concernés et
à laide de méthodes utilisées par les
sociétés des chemins de fer. Le choix de la
liaison Paris-Francfort ne préjugeait pas
dintention dinvestissements réels
mais présentait lavantage doffrir
des conditions de tracé dans les régions
traversées représentatives de celles existant
en Europe.
Les coûts globaux
pour la ligne Francfort/M. (aéroport) - Paris
(aéroport Charles de Gaulle), y compris les
gares où le train sarrête, montrent les
différences de coûts pour les différents
systèmes en pleine ligne. Ce-pendant, pour une
comparaison immédiate, il faut tenir compte du
fait que les gares intermédiaires sur la ligne
du TGV et de lINTERCITY-E sont situées
dans les cen-tres des villes, alors que le
TRANSRAPID a les siennes à la périphérie.
Les coûts
dinvestissement globaux dabord très
différents pour les systèmes TGV et INTERCITY-E
(en se basant sur les voies nouvellement
construites en France et en Al-lemagne) se sont
rapprochés après lélimination des
différences de méthode au cours de la
coopération. La différence qui demeure dépend
de la densité de la population et de
lutilisation des sols, qui sont
différentes en France et en Alle-magne. Pour le
TGV, les coûts sont plus faibles, parce que sur
le territoire français, lacquisition des
terrains est meilleur marché, le nombre des
ponts construits à cause de la réglementation
sur le remembrement agricole est plus faible et
les travaux de terrassement sont moins chers en
raison dune réglementation nationale
différente. Si la ligne était projetée et
construite par les deux pays associés, chacun
sur son propre territoire, il faudrait prévoir
que les coûts de construction se situeraient à
peu près au milieu des deux estimations.
Pour le
TRANSRAPID, la densité de la population et
lutilisation des sols à une influence plus
réduite en raison de la voie surélevée sur la
plus grande partie du trajet. Les coûts
dinvestissement globaux plus élevés que
ceux des systèmes roue-rail sont dus pour une
part importante à la vitesse de définition plus
élevée : 400km/h, qui entraîne des coûts
supplémentaires pour les travaux de
terrassement, léquipement de la voie et
lalimentation en énergie.
La deuxième
partie de lAnnexe A a débuté en 1984.
Elle portait sur la comparaison des coûts
dexploitation des systèmes précédents.
Lexpression "coûts
dexploitation" comprend ici les coûts
de fonctionnement, les coûts dentretien
ainsi que les charges de capital (intérêt et
amortissement) pour les véhicules.
Lestimation des coûts dexploitation
a été réalisée en fonction dhypothèses
relatives à la demande et à loffre de
transport ainsi quau degré
doptimisation dexploitation des
systèmes dans le cas du modèle de tracé
Paris-Francfort considéré. Ces travaux ont
abouti à lélaboration dune méthode
commune pour calculer les coûts
dexploitation unitaire de systèmes guidés
à grande vitesse et à lévolution
dun modèle informatisé (SIMECO) servant
à établir des programmes dexploitation en
vue de déterminer les charges
dexploitation totales.
"
Lutilisation des instruments développés
en commun permet aux deux réseaux
daméliorer la planification de leur offre.
En outre, un pas essentiel a pu être franchi à
propos de la réalisation rapide et économique
détude de faisabilité dans le cadre de la
commercialisation internationale de systèmes de
transport rapides ".
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Annexe
L Les montants des investissements
relatifs aux lignes nouvelles et au matériel
roulant ainsi que les délais importants
nécessaires à la construction imposent une
planification à long terme. Une comparaison
minutieuse des coûts dexploitation et des
avantages économiques et socio-économiques des
différentes variantes est à la base des
décisions de construction dune ligne
nouvelle ou daménagement dune ligne
classique. Les résultats obtenus sur ce thème
dans le cadre de lAnnexe A ont fait
apparaître le besoin de développer en commun un
modèle intégré de planification de
lexploitation pour les systèmes à grande
vitesse. Ces travaux ont fait lobjet de
lAnnexe L qui a débuté en 1988.
Les travaux de
lannexe L ont consisté à intégrer dans
une sorte de "boîte à outils" commune
franco allemande, deux conceptions
dexploitation : celle privilégiant
laspect de-mande de transport,
prépondérante en France (SIMECO, MATISSE,
SIMEX) et celle privilégiant laspect
offre, bien ancrée dans la pratique en Allemagne
(PLAN, INTEGPLAN).
" Les
grands projets à létude qui vont pouvoir
bénéficier de lapplication du modèle
intégré de planification de lexploitation
seront : la nouvelle liaison ferroviaire à
grande vitesse à travers les Alpes, les divers
projets liés à la réunification allemande,
ainsi que la liaison Transrapid
HAMBOURG-BERLIN."
|
 Luitpold MILLER
THYSSEN
Transrapid System GmbH

Régis
LARDENNOIS
MATRA
Transport International
|
II
- Coopération sur le thème de la sustentation
magnétique
(Annexes B, C, G, E, J)
image 4De 1978 à 1989 des travaux
sur le développement de la sustention
magnétique pour les transports guidés ont été
menés au sein du groupe DEUFRAKO.
Les projets :
- Essais d'aimants
(Annexe B)
- Moteur linéaire
avec rail de ré-action en forme de U (Annexe C)
- Technologie des
bobines d'aimants (Annexe G)
ont permis
d'optimiser les caractéristiques électriques,
thermiques et mécaniques des composants clés de
la technique de lévitation magnétique. Les
résultats des développements obtenus ont d'une
part été pris en compte dans le développement
du Transrapid en Allemagne et ont d'autre part
débouché sur de nouveaux concepts de systèmes
dans le domaine d'application des transports
suburbains rapides à des vitesses allant
jusqu'à 200 km/h.
Les projets :
- Système de
transport U-LIM-AS (Annexe E)
- STARLIM (Annexe
J)
ont été menés
afin de vérifier le dimensionnement et la
définition d'un système de transport suburbain
rapide avec système de sustentation et de
guidage électromagnétique et technique de
traction sans contact et afin de quantifier les
caractéristiques du système sur la section de
référence AIX EN PROVENCE - MARSEILLE.
a) Essais
d'aimants (Annexe B)
Les études ont
montré qu'avec le banc d'essai rotatif d'aimant
développé par l'IRT toutes les réponses ont pu
être apportées par les mesures avec
suffisamment de précision.
Le résultat
principal des études est d'avoir démontré, en
comparant le nouveau matériel MSH au matériel
habituel ST37 avec les mêmes paramètres,
l'augmentation considérable de la force de
portance et la forte réduction de la résistance
à lavancement.
Les résultats
principaux ont conduit à utiliser le matériau
MSH aussi bien sur les installations de voie du
Trans-rapid à Ems-land que com-me matériau
central pour les aimants de guidage des
véhicu-les Transrapid.
b) Moteur
linéaire avec rail de réaction en forme de U
(Annexe C)
Une méthode de
calcul a été mise au point. En comparant les
performances avec les résultats de mesure de
moteurs dimensionnés de façon différente, on a
pu montrer que la méthode de calcul offre une
exactitude suffisante pour le dimensionnement du
système avec des paramètres représentatifs
d'une utilisation. Les résultats confirment
également les propriétés remarquables du
moteur linéaire asynchrone avec rail de
réaction en U, obtenues de façon empirique.
c) Technologie des
bobines magnétiques (Annexe G)
Ce projet de
coopération a permis le développement d'une
nouvelle technique de grandes bobines
magnétiques en ban-des d'aluminium avec bobinage
direct du noyau magnétique. Les résultats font
apparaître une amélioration substantielle de la
conductibilité thermique transversale.
Une autre donnée
du problème était l'examen des différentes
configurations d'aimants à l'aide d'aimants
prototypes sur le banc d'essais rotatif de Vitry.
Des mesures comparatives ont montré que par
rapport aux ai-mants en E avec bobines
incorporées, les aimants en E avec bobine
arrière n'ont que la moitié de la trainée due
aux courants de Foucault et qu'il en ré-sulte
une résistance à l'avancement moins importante
des véhicules à sustentation ma-gnétique.
L'amélioration
des propriétés thermiques, la possibilité de
réglage dans deux degrés de liberté et le
comportement en mode dégradé ont pu être mis
en évidence grâce aux études sur les aimants
en grandeur réelle sur le banc d'essai
magnétique de Thyssen Henschel.
Les aimants avec
bobinage direct du noyau magnétique en
configuration en forme de E avec bobines arrière
sont en passe d'être utilisés dans tous les
véhicules transrapid (TR07, TR08).
d) Système de
transport U-LIM-AS (Annexe E)
A partir des
résultats du développement des composants des
projets B, C et G un système de transport avec
traction par moteur linéaire à stator court, et
sustention/guidage électromagnétique a été
conçu.
Sur la roue de
Grenoble le rail de réaction en U et le moteur
linéaire asynchrone avec guidage
électromagnétique et ré-gulation par onduleur
à GTO ont été installés en grandeur ré-elle.
Les résultats des
études sont les suivants :
- Les calculs de
dimensionnement pour le nouveau système de
traction ont été confirmés compte tenu de
l'alimentation de l'onduleur.
- La
compatibilité du guidage électromagnétique et
du moteur à stator court asynchrone a pu être
démontrée sur les mê-mes rails.
- Toutes les
données techniques essentielles des véhicules
et de la "voie bivalente" pour la
conception du système et le calcul des coûts
d'investissement ont pu être acquis.
A partir des
résultats positifs le projet STARLIM (Annexe J)
a été décidé.
e) STARLIM (Annexe
J)
Dans ce projet une
conception complète d'un système de transport
avec moteur linéaire à stator court asynchrone
et une technique de conduite et de sustentation
électromagnétique a été effectuée pour le
transport régional et suburbain automatique.
Pour l'analyse de
la rentabilité et l'évaluation fiable des
avantages par rapport aux systèmes suburbains
classiques, une étude comparative a été menée
sur la ligne de référence MARSEILLE-AIX EN
PROVENCE avec la participation de la RATP.
Les résultats
suivants ont été obtenus :
- Le système
STARLIM se ca-ractérise par des coûts
d'investissements faibles et une ex-ploitation
rentable.
- la technique de
fonctionnement sans contact est peu bruyante et
facilite l'intégration du système dans les
zones urbanisées.
- Les arguments
importants pour l'attractivité du système vis
à vis des utilisateurs et des ex-ploitants sont
les suivants : faible intervalle entre les rames,
petites unités voyageurs, forte accélération
au démarrage, vi-tesse commerciale élevée.
Plusieurs projets
d'application ont été étudiés en France et en
Allemagne. Un calendrier dé-taillé a été
élaboré pour la réalisation dans le cas de la
réalisation dune première ligne.
"Les
travaux menés dans le ca-dre de lannexe J
ont permis de positionner la technologie à
sustentation magnétique sur des applications
banlieue par comparaison avec un
système lourd sur roulement fer et un métro
léger automatique sur roulement pneumatique de
type VAL.
On a donc
déterminé ce qui pouvait constituer un attrait
par rapport aux techniques con-nues sur des
applications à trafic réduit par rapport à la
banlieue des grandes métropoles, Paris, par
exemple. En effet les liaisons très chargées
sont déjà équipées en général de matériels
classiques performants.
Les
caractéristiques visées sont celles des métros
légers automatiques sur pneu, avec une vitesse
portée à 200 km/h pour réduire le temps de
trajet et permettre dutiliser des voies
uniques optimisant le coût de
linfrastructure.
La faisabilité
a été démontrée, cependant, il na pas
été possible de trouver dapplication
justifiant linvestissement très lourd dans
le développement dans une nouvelle technologie,
les transports existants pouvant être adaptés
pour mieux couvrir ces besoins et les critères
dinvestissement favorisant de toute façon
dautres créneaux actuellement."
|
 Pierre Etienne GAUTIER
SNCF

Dr.-Ing.
Georg Hölzl
Deutsche
Bahn AG
|
III
- Coopération sur les études des phénomènes
aérodynamiques
(Annexes D, F, K1 et K2)
image 5 image 6 image 7 Dans la conception des
véhicules à sustentation et guidage
électromagnétiques, interviennent, en plus de
la résistance à lavancement
aérodynamique reprise par la force motrice, la
force de dérive latérale, les moments de
roulis, de lacet et de tangage. Ces termes
sont importants dans des configurations avec vent
latéral. Les formes avant très profilées
présentant une résistance à la pénétration
dans lair aussi faible que possible sont
très sensibles au vent latéral et peuvent
rendre nécessaire le surdimensionnement des
aimants de guidage avant. Enfin, la portance
aérodynamique peut atteindre des va-leurs qui
induisent des inconvénients au niveau du confort
(neutralisation partielle de la suspension de la
cellule).
Une étude
systématique de linfluence des paramètres
géométriques du maître couple : rayons de
courbure (notamment du toit), inclinaison des
parois latérales, largeur et hauteur, en
configuration de vent latéral, sest
avérée indispensable pour ces nouveaux
véhicules. Cette recherche à caractère
expérimental a débuté en 1981. Elle a
consisté à tester en soufflerie différentes
ma-quettes définies en commun.
Dans cette étude
la relation entre la sensibilité au vent
latéral et la forme du maître couple des trains
rapides a été analysée. Grâce à cette
recherche, il a été possible de montrer que les
effets du vent latéral sur les coefficients de
dérive et de portance peuvent être sensiblement
réduits en choisissant convenablement les
différents rayons de courbure du périmètre du
maître couple (paroi, toit et arête de
toiture). En outre, loptimisation
simultanée des coefficients de dérive et de
portance sest avérée très difficile. Les
résultats acquis permettent néanmoins aux
aérodynamiciens de préciser aux électroniciens
les sollicitations transitoires que subiront les
organes de suspension et de guidage des
véhicules magnétiques.
Laugmentation
des vitesses de circulation des trains,
no-tamment liée à la construction de lignes
nouvelles, ainsi que divers projets de
construction de tunnels ferroviaires de grande
longueur ont fait naître la néces-sité
dune meil-leure connaissance des
phénomènes aérodynamiques liés à la
circulation des trains en tunnel. Par-mi ces
phénomènes, un des plus fondamentaux est celui
de la mise en mouvement de lair dans
lespace annulaire entre train et tunnel car
il conditionne dans une large part la résistance
à lavancement des convois et la vitesse de
circulation de lair dans le tunnel. Les
modélisations classiques supposant une
répartition uniforme de la vitesse dans cet
espace annulaire rendaient mal compte des
phénomènes.
LAnnexe F a
débuté en 1983. Elle était dédiée à la
modélisation bidimensionnelle appliquée au
calcul de la vitesse réelle de circulation en
tout point de lespace annulaire, permettant
ainsi un calcul beaucoup plus réaliste de
nombreuses grandeurs fondamentales telle que la
résistance à lavancement. Les essais
réalisés en soufflerie avec un dispositif
expérimental original ont permis de valider
lapproche théorique. Les outils de calculs
mis au point dans lannexe F permettent de
prédéterminer avec un bon degré de précision
les phénomènes liés à la circulation des
trains en tunnel.
" Ces
outils ont été utilisés pour la modélisation
des circulations à lintérieur du Tunnel
sous la Manche ".
La circulation des
trains rapides modernes dans le domaine des très
grandes vitesses signifie que pour la première
fois le bruit dorigine aérodynamique
pourrait devenir prépondérant. Il paraissait
donc souhaitable dévaluer la contribution
des différentes sources de bruit des trains à
grande vitesse. Cest pourquoi lAnnexe
K a fait lobjet dune coopération
dans le domaine de lémission de bruit des
trains à grande vitesse.
La première
partie de lAnnexe K a débuté en 1987.
Elle a consisté à déterminer selon une
méthodologie commune, lémission de bruit
des trains à grande vitesse existants dans les
deux pays : TGV, ICE, TRANSRAPID.
La deuxième
partie de lAnnexe K a débuté en 1994.
Elle est consacrée à une meilleure
compréhension des phénomènes générant le
bruit aérodynamique et certains bruits
dorigine mécanique.
Les résultats
obtenus serviront à enrichir un modèle
général de bruit à lémission des
systèmes à grande vitesse qui déterminera le
potentiel de réduction globale accessible, à
partir des potentiels de réduction des sources
élémentaires de bruit.
" Les
travaux de lannexe K ont permis de
connaître lémission de bruit globale des
systèmes de grande vitesse ICE, TGV et TR07,
mais aussi didentifier les sources de bruit
prédominantes sur ces systèmes.
Dans
lannexe K2 certains phénomènes
aérodynamiques (gé-nération du bruit autour
des cé-sures et des zones de bogies, du
pantographe ont été approfondis). Par ailleurs
certains phénomènes dexcitation
mé-canique (périodicité du travelage,
adhésion/glissement) ont fait lobjet
détudes approfondies pour la première
fois à cet-te échelle.
Toutes ces
connaissances serviront à mieux connaître le
po-tentiel de réduction du bruit sur les
systèmes à grande vitesse ".
"Dun
point de vue professionel, le travail au sein de
lannexe K de DEUFRAKO a été stimulant et
intéressant et des résultats importants pour la
DB AG ont été ontenus.
Je voudrais
tout particulièrement remercier mon
prédecesseur M. Breitling qui a contribué a
lavancée du projet par son calme et sa
patience."
|
 Daniel LANCIEN
Agence
ERTMS

Florian
KOLLMANNSBERGER
Deutsche
Bahn AG
|
IV-Coopération
dans le domaine du contrôle-commande ferroviaire
(Annexes M, P)
image 8ANNEXE M
La coopération
dans le domaine du contrôle commande ferroviaire
a fait lobjet de lAnnexe M qui a
débuté en 1990. Cette annexe sétait
fixé comme objectif de jouer un rôle
précurseur dans les spécifications dun
système de contrôle - commande européen
ARTEMIS en cohérence avec les différents
projets nationaux (ASTREE, DIBMOF), européens ou
internationaux existants.
Les travaux
visaient deux objectifs complémentaires :
- spécifier
fonctionnellement et architecturalement
ce nouveau système en sattachant
à définir une structure modulaire et
adaptable permettant de traiter
lensemble des besoins de sécurité
et de gestion en temps réel de la
circulation des trains.
Ceci a conduit à décrire, à base de
mo-délisation TEAMWORK, les
spécifications fonctionnelles (FRS), les
principes opérationnels,
larchitecture
technico-fonctionnelle pour les
équipements sol et les équipements bord
et enfin la structure des messages à
échanger entre le sol et le bord.
- Conduire une
première approche technico-fonctionnelle
sur les composants les plus innovants du
nouveau système, en particulier
lodotachymétrie de sécurité et
la transmission bilatérale de données
par radio.
Concernant le
premier point, une spécification détaillée a
été mise au point étayée par des essais en
ligne.
Pour ce qui est de
la transmission radio, une première tâche a
consisté à spécifier les performances du
médium de transmission permettant de satisfaire
au volume et à la fréquence des informations à
échanger entre les équipements sol et bord.
Dans un second temps une comparaison technico -
économique a été faite entre différents
standards de radio existants ou à venir :
GSM, RES 7, TETRA et DECT envisageables pour
répondre aux exigences du ferroviaire. Cette
comparaison a conclu à lintérêt de
retenir GSM comme base pour la transmission radio
après sêtre appuyé sur divers essais
conduits en grandeur nature sur le site
dessais DIBMOF en Allemagne et le long de
la ligne TGV PARIS-CALAIS en France.
"
DEUFRAKO-M a marqué un tournant fondamental dans
le monde de la signalisation ferroviaire.
Lapproche traditionnellement nationale
entre donneur dordre et industrie cédait
la place à une approche bilatérale faisant
largement appel à des techniques innovantes
dail-leurs non spécifiquement ferroviaires
pour beaucoup. Les premiers pas furent certes
dif-ficiles : il fallait se comprendre et
apprendre à faire des compromis, mais rapidement
DEUFRAKO-M déboucha sur une coopération
volontariste dans un climat de grande ouverture
desprit : le pari était gagné. Il
allait déboucher quelques an-nées plus tard sur
le Grou-pement Européen dintérêt
Economique des Utilisateurs dERTMS
(European Railway Traffic Management System).
Entre temps sur
la base des travaux de DEUFRAKO mais aussi de
ceux de lUIC (Union Internationale de
Chemins de fer), ERTMS nouveau système européen
de contrôle commande était né et les chemins
de fer italiens puis néerlandais, espagnols et
britaniques allaient rejoindre la DB et la SNCF.
Le mouvement était lancé....Il ne devait plus
sarrêter ".
|
 Bernard JEAN
SNCF

Eckhard
KUHLA
Deutsche
Bahn AG
|
ANNEXE
P
image 9 image 10 Les techniques de
localisation par satellite, longtemps réservées
au do-maine militaire, trouvent maintenant de
nombreux débouchés dans les applications
ci-viles. Tous les secteurs du transport,
aérien, maritime et terrestre, réfléchissent
ac-tuellement aux applications possibles de ces
techniques dans le do-maine de la gestion de
flotte, du suivi et de la commande de leurs
mobi-les. Des projets internationaux sont lancés
pour évaluer l'importance des marchés et les
ré-seaux ferrés sont sollicités pour exprimer
leurs besoins. Par rapport aux techniques
ferroviaires actu-elles, l'utilisation des
satellites présente l'avantage d'offrir par
nature une couverture exhaustive des territoires
et l'intérêt d'être une technique universelle
et intermodale. De plus l'utilisation de
techniques non spécifiques et apparemment
promises à un fort développement peut faire
espérer une baisse des coûts d'exploitation.
La coopération
sur le thème de la localisation et des
télécommunications associées fait lobjet
de lannexe P qui a débuté en 1997. Les
objectifs de cette annexe consistent à recenser
les besoins et les contraintes des opérateurs
ferroviaires dans le domaine de la localisation
et des télécommunications associées, à
analyser les solutions existantes dans les autres
modes de transport et à évaluer la pertinence
économique des applications potentielles.
Les différentes
techniques de localisation et de communication
par satellite ont été étudiées avec leurs
limites de fonctionnement opérationnel et la
description des modes dé-gradés et des
solutions de se-cours. Ceci a permis de dresser
un inventaire des techniques en définissant
leurs li-mites. Afin de cadrer les étu-des
futurs systèmes de lo-calisation et de
communication par satellite. Les spécifications
propres aux ap-plications ferroviaires en
fonction ont été définies et une analyse des
différentes normes et réglementations a été
menée. Ces travaux ont permis daffiner
linventaire des solutions techniques. Des
outils de simulation sont en cours de
développement pour définir les performances en
terme de précision, de disponibilité, et de
sécurité.
Nous avons
effectué un passage en revue systématique des
applications ferroviaires possibles de la
localisation par satellites et nous avons
examiné les solutions techniques en regard des
performances de-mandées.
Au départ nous
pensions bien sûr au contrôle de
lespacement des trains avec ses très
fortes exigences de sécurité. Mais cette étude
a montré que dautres applications, de type
gestion de flotte, hors sécurité, peuvent
apporter de grands bénéfices et sont dès à
présent accessibles. Nos systèmes de suivi
actuels sont conçus pour suivre les trains,
alors quun système de suivi par satellite,
associé à un moyen de télécommunication,
permet de repérer les véhicules équipés où
ils se trouvent, en train ou non, éventuellement
au delà des frontières et indépendamment des
installations au sol. Ceci est dun
intérêt considérable pour un gestionnaire de
flotte, qui peut ainsi réagir en temps réel aux
situations im-prévues et qui peut aussi
vérifier létat de son matériel ou de la
marchandise transportée si dautres
informations sont ajoutées à la localisation.
Ces systèmes de suivi, qui deviennent un atout
concurrentiel majeur, vont beaucoup se
développer, tirés par le secteur routier. Si
nous ne voulons pas prendre de retard, il faut
que nous lancions rapidement des
expérimentations dampleur significative,
aussi bien dans le domaine fret que voyageur.
Nous al-lons en même temps effectuer avec la DB
un certain nombre de développements spécifiques
à ce type dapplications, à sa-voir, un
outil de simulation, pour évaluer
quantitativement la disponibilité des satellites
dans notre environnement, ainsi que
lélaboration de principes pour la
cartographie numérique de nos lignes ".
|
 Jean-Pierre CHENAIS
GEC
ALSTHOM

Dr.
Ing. habil. Uwe HENNING
Siemens
AG, Erlangen
|
V
- Coopération pour lapplication de la
supraconductivité à la traction ferroviaire (Annexe N)
Dans
lhypothèse où, à lhorizon
2010/2020, lesrames à très grande vitesse (TGV
et ICE) seraient amenées en trafic international
à rouler à une vitesse de lordre de 400
km/h, il savère quun transformateur
conventionnel serait trop lourd et trop
encombrant. Son installation est également une
contrainte importante dans le cas de rames à
motorisation répartie,et plus particulièrement
si elles doivent comporter un système de
pendulation.
Une des voies
envisageables est lutilisation de la
technologie supraconductrice. De ce fait une
étude préliminaire de faisabilité dun
transformateur su-praconducteur basse
température a été conduite en 1993/1994 dans
le cadre de la première phase de lannexe
N. Cette étude concluait à la faisabilité
dun tel transformateur qui, accessoires
compris aurait pesé environ la moitié dun
transformateur conventionnel. Bien que nettement
plus cher, sa rentabilité était assurée par
les économies dénergie quil
permettrait grâce à son rendement voisin de 1.
Cette étude a également permis détablir
un programme de recherche aboutissant en 5 ans à
la construction dun transformateur en vraie
grandeur pour des essais à poste fixe,
létape ultérieure étant lessai à
bord dun véhicule.
Dès
lorigine de la collaboration sur cette
annexe N, sest posée la question du choix
du type de supraconducteur : basse ou haute
température (4°K ou 77 °K). Jusquen 96,
seul le choix de la basse température paraissait
raisonnable, mais aujourdhui les progrès
accomplis dans la technologie haute température
permettent de remet-tre ce choix en question. La
technologie " haute
température " aurait pour principal
avantage dutiliser comme fluide de
refroidissement non pas lhélium liquide
qui est un produit rare et cher de même que son
environnement (réfrigérateur et cryostat), mais
lazote liquide qui est un produit
industriel.
Une première
phase de re-cherche et dexpérimentation
doit aboutir à un transformateur 1 MVA et une
deuxième et troisième phases aboutiront, com-me
cela était prévu dans le cas du choix
dune technologie "basse
température ", à la cons-truction
dun transformateur en vraie grandeur (6
MVA) pour des essais en fixe, létape
ultérieure étant lessai à bord dun
véhicule.
Dans
lhypothèse dun réseau ferroviaire
à grande vitesse reliant toute lEurope à
lhorizon 2020, la vitesse des véhicules
doit être nettement augmentée pour réduire les
temps de parcours. Ceci nécessite une
augmentation de la puissance de traction
installée dans le véhicule. En utilisant des
transformateurs conventionnels avec matière
conductrice à base de cuivre,
lencombrement et le poids du système
seraient beaucoup trop élevés, si lon ne
réduit en-core plus le rendement électrique
déjà moyen de ces transformateurs. En cas
dune amélioration prévue du rendement, le
poids et lencombrement du transformateur
conventionnel atteindront des valeurs
inadmissibles.
En 1993/1994, une
étude me-née dans le cadre de lannexe N -
fruit de la coopération entre Siemens et GEC
Alsthom a per-mis de démontrer
lapplicabilité de la technologie
supraconductrice à la traction ferroviaire. Les
analyses ont été effectuées en utilisant un
supraconducteur métallique. Pour cela, il
faudrait des températures de lordre de 4
K, celles-ci étant voisines du zéro absolu et
nécessitant donc un effort technique
considérable. Grâce à la faisabilité
technique de supraconducteurs haute température
en cérami-que, dont la température
opérationnelle est de lordre de 77 K, le
développement de la supraconductivité a bien
avancé. Désormais, les transformateurs peuvent
être équipés de bo-bines de supraconducteurs
haute température. Le refroidissement de cette
matière conductrice peut se faire avec de
lazote liquide, ce qui de-mande un moindre
effort en ce qui concerne la conception de
linstallation de refroidissement.
Dans le cadre du
programme de recherche en cours, la réalisation
de la mission industrialisée du supraconducteur
haute température sur véhicules à rail doit
être préparée. Le projet porte sur la
construction et le montage dun
transformateur démonstrateur stationnaire avec
une puissance de 1 MVA. Le programme est
également réalisé en coopération entre
Siemens et GEC Alsthom dans le cadre de
laccord DEUFRAKO.
Dès avant la mise
en service du transformateur démonstrateur,
lopérateur des véhicules peut
sattendre aux économies ci-après:
- Réduction de la
masse et de lencombrement du transformateur
de 40% par rapport à la solution conventionnelle
- Augmentation du
rendement électrique au-dessus de 99%
Pour
lopérateur du véhicule à rail, la masse
réduite du système aura de vastes
conséquences. Grâce à la charge dessieu
réduite, lusure des jeux de roue, des
rails et du palier de la voie est nettement
réduite; ceci est surtout dim-portance
pour les grandes vi-tesses finales envisagées
dans lavenir. La masse et
lencombrement réduits dun
transformateur supraconducteur permettra
également de concevoir des véhicules
multi-système pour le transport ferroviaire
transfrontalier et den réduire les coûts.
Voilà un potentiel im-portant pour réduire les
coûts dexploitation et pour améliorer
linteropérabilité des trains à grande
vitesse.
A la fin du projet
de développement, on envisage de disposer à la
fois dun transformateur dé-monstrateur
stationnaire et des spécifications nécessaires
à la construction dun prototype em-barqué
de plein rendement. Un projet ultérieur aboutira
donc à la construction, à lassemblage, à
lessai stationnaire ainsi quà
lexpérimentation de ce prototype sur un
démonstrateur, afin de préparer la mise en
série du transformateur supraconducteur.
"
Lannexe N est une contribution importante,
qui nous permet de mieux répondre aux exigences
des exploitants en ce qui concerne un système
ferroviaire puissant, efficace, économe en poids
et en énergie et préservant lharmonie de
lenvironnement. A la fin du projet
"transformateur démonstrateur" en
cours, cette nouvelle technologie avancée fera
lobjet dune expérimentation à bord
dun véhicule."
|
 M. VAROQUAUX
SNCF

Eckhard
KUHLA
Deutsche
Bahn AG
|
VI
- Coopération dans le domaine du fret à grande
vitesse (Annexe
O)
image 11
Les risques
dengorgement sur les autoroutes
européennes ne cessent daugmenter, les
opérateurs de fret à grande vitesse envisagent
donc le développement dalternatives à
long terme. Les infrastructures des transports
guidés à grande vitesse permettront dy
répondre dans les années à venir.
Dans le cadre de
DEUFRAKO, les deux administrations ferroviaires
ont décidé en 1996 de lancer une coopération
portant sur trois points :
- létude
du marché fret ex-press,
- la
spécification des unités de chargement
et dispositifs de manutention et
darrimage
- la
normalisation des interfaces en vue
dune intégration avec
laérien intercontinental et avec
le trafic continental ferroviaire et
routier.
Une confrontation
avec les besoins des clients potentiels
(opérateurs du fret à grande vitesse,
sociétés de transport aérien) ont confirmé
lintérêt du marché pour une offre
ferroviaire à grande vitesse et en a précisé
les contours: concurrencer lavion sur les
relations à moyenne distance en
sinscrivant dans les organisations en hub,
ce qui suppose effectivement des performances
horaires élevées.
Des sous-groupes
régionaux ont étudié les solutions propres à
chaque aéroport : localisation des gares
déchanges, liens avec les intégrateurs,
moyens de transfert.
Un concept
théorique dexploitation a été étudié
en terme de relations, dhoraires, ainsi que
des spécifications fonctionnelles en termes
de flotte, de type de train.
Après
vérification des prévisions de la demande, le
profil logistique ci-dessous a été défini :
- temps de
parcours : 3 heu-res entre le hub de
Bruxelles et les points dentrée
nationaux de Paris, Cologne et Francfort,
- plages
horaires : transports vers le hub entre
21 h et 24 h, départ du hub entre 3h et 6 h.
- Conteneurs
de fret aérien du commerce
Lexamen de
la liaison entre aéroports et réseau de
transports guidés à grande vitesse sur la base
de ces données a montré quen 2005, seul
laéroport de Francfort serait desservi
avec des temps de parcours aussi courts, toutes
les autres liaisons par rail restant encore au
stade de la planification.
A laide de
ce profil logistique et des hypothèses relatives
aux liaisons ferroviaires, un concept
dexploitation a été développé. Dans le
cas dun volume de transport de lordre
de 100 tonnes en 2005 entre Francfort et Paris
dune part, Paris et Bruxelles dautre
part, un concept de navette (avec station de
transbordement à Bruxelles) paraît la solution
la plus économe (par rapport à un concept de
ligne).
" A
laide du projet " Fret à grande
vitesse ", nous avons pu démontrer le
principe de la faisabilité opérationnelle
dun transport de fret pour des vitesses de
lordre de 200 km/h. Il importe maintenant
que les entreprises en prennent linitiative
pour couvrir les besoins des clients à longue
distance. "
|
 Hans-Peter NEUBAUR
DORNIER
SYSTEM CONSULT

Claude
SOULAS
INRETS
|
VII
- Dictionnaire technique des transports guidés
à grande vitesse
(Annexe
H)
Pour une
coopération interdisciplinaire et
transfrontalière dans le domaine de la recherche
sur les transports guidés à grande vitesse, il
a fallu une terminologie uniforme et claire des
concepts technico-économi-ques et de leurs
contenus. A cet effet, un projet de coopération
fut initié dans le but délaborer un
dictionnaire technique des systèmes de
transports guidés à grande vitesse, à
laide du-quel la coopération et
léchange dinformations sur les
évolutions technologiques devraient être
facilités.
Un groupe de
travail franco-allemand, comprenant des
ingénieurs et des in-terprètes techniques de
lINRETS, de la SNCF, de la Deutsche
Eisenbahn Consul-ting et Dornier, a élaboré les
termes et les définitions. La traduction en
langue anglaise fut le résultat de la
contribution de Transport Canada.
Le dictionnaire,
conçu en trois langues, comprend à la fois des
termes et des définitions dé-taillées des
domaines thématiques de la technologie des
transports et de la socio-économie, en allemand,
en français et en anglais. Un nombre total
denviron 1000 termes parmi les plus
importants des technologies roue/rail et du train
à sustention magnétique a été traité. La
sélection sest orientée vers les besoins
des catégories dutilisateurs, tels que les
constructeurs et les exploitants des systèmes de
transports guidés à grande vitesse, les
administrations, les instituts de recherche et
les services de traduction. A côté des
technologies européennes de transports guidés
comme lICE, le TGV et le TRANSRAPID, les
développements japonais dans ce do-maine ont
également été pris en compte. En plus de la
publication en tant que dictionnaire technique
autonome, les ter-mes ont été également
intégrés dans le dictionnaire de lUIC,
dont la nouvelle version se présente sous forme
dun CD-ROM. Dans ce contexte, une
traduction vers dautres lan-gues est
prévue.
"Au cours des
travaux on a constaté que les termes
jusquà présent utilisés dans les
traductions- en raison des différents
développements techniques et de leurs
utilisations dans les pays concernés -
reflètent très souvent des contenus
divergeants. Une exigence primordiale fut donc de
formuler les définitions et les termes et de les
harmoniser dune façon détaillée. Du
côté allemand, la coopération avec les membres
du groupe de travail français ne peut être
jugée quexcellente, soit au plan
technique, soit au plan de projet. A mentionner
aussi la coopération avec les services canadiens
qui, tenu compte du fait que le Canada, autrement
que la France, ne connaît aucun développement
comparable dans le domaine des systèmes de
transport à grande vitesse, fut très
précieuse."
"La
réalisation du dictionnaire technique trilingue
a représenté un travail original, ne
correspondant à aucun schéma connu. Nous avons
ainsi pu nous rendre compte quà la fin du
processus prévu au départ (sélection des
termes, élaboration des définitions en langue
allemande, puis traduction en français et enfin
en anglais) un nouveau travail rétroactif était
nécessaire afin de donner plus de cohérence à
lensemble, en modifiant certaines
définitions de départ. Je retiendrai pour ma
part la collaboration fructueuse entre des
personnes qui étaient non seulement de pays
différents, mais également de spécialités
différentes (ingénieurs et traducteurs), et
issus de domaines différents (ferroviaire
traditionnel, sustentation magnétique,
recherche)."
|
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Tableau du projet |
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